Articles / Reportages

Une journée à Bolokoboué !

Bolokoboué est une localité située au nord de Libreville, précisément dans le premier arrondissement de la nouvelle commune d’Akanda, en plein parc national. Les populations sont très accueillants et chaleureux, le village compte environ une cinquantaine de maisons pour environ une centaine de personnes voir plus.

Bolokoboué est accessible à partir de l’entrée de l’actuel chantier de l’Institut des métiers de l’hôtellerie et du tourisme. En raison de son relief, la route menant jusqu’au village est très praticable en saison sèche. Toutefois, pendant la saison de pluie, il faut un véhicule tout terrain pour accéder jusqu’au village.

Il y a quelques années, Bolokoboué a été au centre d’un trafic illicite de sable. Des compatriotes véreux ont en effet, exploité massivement en toute illégalité avec la complicité des autorités compétentes ce produit très convoité dans les travaux de construction. Conséquence, de vastes lacs artificiels sont perceptibles dans toute la zone du village.Le littoral de Bolokoboué Bolokoboué, c’est aussi des kilomètres de plages entièrement intactes à l’état sauvage et non pollués, contrairement à celles des autres localités du pays. C’est un endroit paradisiaque qui devrait attirer de nombreux touristes. Afin de promouvoir leur commune les nouvelles autorités d’Akanda devraient s’investir davantage pour non seulement attirer plus de visiteurs et de potentiels investisseurs, mais également d’accroitre les mesures visant à protéger l’environnement de cet écosystème.

Il est 14 heures, nous sommes accueillis par un notable de ce village, l’Adjudant à la retraite Bengone. Ayant servi dans la gendarmerie pendant plus de vingt ans, l’homme connait du bout des doigts tous les coins de Bolokoboué. Fort de son expérience et de ses connaissances, il accepte volontiers de nous servir de guide visitant le littoral de Bolokoboué. En traversant le village, un jeune nous invite chaleureusement à déguster et à partager avec lui un plat d'atanga.Le littoral de Bolokoboué

Pour atteindre les plages de Bolokoboué, il fallait d'abord parcourir une distance d’à peu près  4 à 5 km à travers la forêt et les mangroves. Heureusement pour nous, pendant ce temps-là, la marée était basse. En chemin, nous avons rencontré un groupe de pêcheurs locaux.

La pêche n’a pas été bonne, nous ont-ils dit. En jetant un coup d’œil dans leur capture, nous nous sommes rendu compte en effet, que le seau était composé uniquement de divers petits poissons : carpe, capitaine et bossus. C’est juste pour un bon bouillon, nous ont-ils déclaré.

Après la traversée du bras de mer, en passant par un campement « Sékiani », nous voici sur la façade maritime de Bolokoboué. C’est pour la première fois que nous visitions cet endroit très pittoresque. L’Adjudant à la retraite Bengone, nous explique entre temps que, la partie visible au large est nul doute que l’Île Mbagnié, accessible uniquement par voie maritime en bateau ou autres embarcations.Le littoral de Bolokoboué

En marchant le long du littoral, nous nous sommes aperçu que les plages de Bolokoboué sont des sites d’une grande importance pour la reproduction des huitres dans la commune d’Akanda. C’est également sur les plages de Bolokoboué que, Didier TASTET un français promoteur d’une ferme ostréicole a décidé de s’installer.

Ce métier pas comme les autres qui fait partie de l’aquaculture maritime, est une activité nouvelle au Gabon. L’exercice de cette activité peut se présenté comme un moyen de lutte contre la pauvreté, une source de revenu solide non seulement pour les populations côtières de la commune, mais aussi des autres localités côtières du Gabon. Pour ce faire, il est important de maitriser les différentes étapes, les techniques de l’ostréiculture et le choix de sites d’installation des fermes ostréicole.Le littoral de Bolokoboué

Il est plus de 16 heures, après un temps de repos la décision a été prise – au lieu de continuer le parcours le long du littoral menant au Cap Estérias – et compte tenu du temps, nous avions repris le chemin du retour en empruntant la piste conduisant jusqu'à la ferme ostréicole.

Bolokoboué est aussi réputé pour sa production en de vin de palme. Tous les jours, de nombreux librevillois viennent régulièrement se ravitailler en quantité. Aussi dans le souci de préserver l’environnement, les autorités d’Akanda devraient là également réglementer cette activité.  

C’est aux environs de 17 heures que, nous avions pris le chemin du retour sur Libreville avec plein de souvenirs. Une journée au cours de laquelle, nous avons respiré l’air pur de la nature et découvert non seulement l'hospitalité des populations, mais aussi les différentes facettes de ce village – Bolokoboué situé à une vingtaine de minutes de la capitale gabonaise.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site