Journées internationales du dragage

Travaux de dragage en mer La mise en valeur des zones littorales et les risques environnementaux : quelles stratégies pour un développement durable en Afrique de l’Ouest et du Centre, est le thème des journées internationales du dragage que la capitale gabonaise a abrité du 1 au 3 décembre 2010.

Co-organisée par le ministère gabonais de l’environnement et la section Afrique du Centre pour l’environnement et le développement, cette rencontre d’échange d’expériences et d’informations sur la problématique de la protection du littoral et le développement économique a vu la participation de nombreux experts et opérateurs de dragage du continent.

L'Afrique est l'un des continents les plus vulnérables à la variabilité et aux changements climatiques. Six des neuf pays déclarés mondialement les plus vulnérables aux changements climatiques se trouvent en Afrique, plus précisément en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Mise à part les causes naturelles régulièrement identifiées, la situation reste aggravée par la pression démographique et la diversité d’actions anthropiques (construction des infrastructures, extraction de matériaux divers) qui se développent sur la bande côtière.

Les prélèvements de sable sur les plages ont contribué depuis ces derniers temps d’une façon évidente à la modification de la morphologie du rivage constituant par la même occasion l’un des principaux risques liés à la dégradation des zones littorales, notamment l’érosion côtière.

La réunion de Libreville visait quatre objectifs fondamentaux, à savoir :

1. Intégrer la lutte contre l’érosion côtière dans le cadre d’une vision stratégique de l’aménagement des zones littorales prenant en compte notamment les problématiques liées au changement climatique et à la conservation de la biodiversité côtière et maritime ;

2. Développer des techniques écologiques de dragage dans la recherche des minéraux de construction et l’entretien des installations portuaires ;

3. Associer les collectivités locales, la société civile, les opérateurs économiques et les partenaires au développement à l’élaboration et l’actualisation régulière des cadres législatifs et réglementaires relatifs à la mise en valeur du littoral, en cohérence avec les conventions internationales ;

4. Susciter la mise en place des modes de financement durables pour la lutte contre l’érosion côtière, fondés sur les contributions nationales et les mécanismes de coopération internationaux.

La rencontre a clos ses travaux par une visite du littoral de Libreville et du nord de la capitale.


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