Nouveau centre d'appui à la pêche artisanale

Pêcheurs artisanaux maritimes au nord de Libreville

Initialement prévu pour le mois de juin dernier, c'est finalement ce mardi 06 septembre 2011, que le nouveau centre d'appui à la  pêche artisanale maritimes de Libreville, a été officiellement inauguré en présence du Président de la république, Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba. Construit dans dans le 5ème arrondissement de la commune de Libreville au quartier Lalala pour un montant estimé à 6 milliards de FCFA, cette nouvelle structure est le fruit de la coopération bilatérale entre le Gabon et le Japon.

Ce nouveau centre devrait permettre à la capitale gabonaise de bénéficier non seulement d’un approvisionnement régulier en produits issus de la pêche maritime, mais aussi permettre de développer, de réguler les activités dans ce secteur et de réduire les débarquements informels des pêcheurs artisanaux.

Les principales activités du centre sont; la production et la vente de glace, le débarquement des produits de la pêche, la vulgarisation, la sensibilisation des acteurs de la filière pêche et la location des infrastructures.

Le japon a déjà oeuvrer dans le passé à l'installation et la réhabilitation des autres structures de ce type au Gabon, notamment à Omboué, Port Gentil et Lambaréné. A côté de toutes ces structures s'ajoute le centre communautaire des pêcheurs artisanaux d’Owendo, construit en 1984 par l’Italie et l’Union Européenne.

Avec une zone économique exclusive (ZEE) de 213 000 Km², et une façade maritime d’une longueur de 750 000 Km allant du Nord-ouest à la frontière avec la Guinée Equatoriale jusqu'à Ndindi, a ce jour l’effectif des pêcheurs artisanaux marins et lagunaires compte plus de 5.000 personnes auxquels il convient d’ajouter plus de 2.000 pêcheurs des lacs, des fleuves et des rivières. Le nombre de personnes qui font le fumage pourrait atteindre 1.100, tandis que le salage du poisson pourrait atteindre 200 personnes.

Par ailleurs, les personnes chargées de faire la commercialisation des produits de la pêche (frais et transformés) s’évaluent à environ 1.500.

Au Gabon, comparativement aux autres pays du Golfe de Guinée, à l’exemple du Cameroun, la pêche artisanale reste encore une activité modeste, que ce soit en tant que source de développement des richesses nationales ou en termes d’emplois.

Cette situation explique parfaitement l’absence remarquée des pêcheurs nationaux dans ce secteur dominé principalement par les étrangers, notamment des nigérians, des béninois, des ghanéens, des togolais, des sao-Toméens, des sénégalais, et des équato-Guinéens.

Aujourd’hui, on compte plus de 60 points de débarquement, très dispersés sur les 800 km de côte ; parmi lesquels trois zones sont définies pour la pêche artisanale maritime (mer, lagunes et estuaires) et six zones pour la pêche industrielle.

En ce qui concerne la pêche artisanale maritime, la province de l’Estuaire, située entre Cocobeach et la zone NDINDI, représente la plus importante fournissant plus du tiers de la production nationale. Elle apparaît en définitive, comme la province la plus active du pays dans ce domaine du fait de la forte concentration des pêcheurs étrangers.

Devant l’urgence, la Direction générale des pêches et de l’aquaculture (DGPA) à travers le « Programme de développement de la pêche artisanale (1998) avait élaboré un projet avec l’aide de la coopération japonaise de mettre en place dix centres d’appui à la pêche artisanale, afin d’augmenter la production nationale des produits halieutiques. A cette occasion, il a été amélioré la fiscalité par l'exonération de la taxe sur le carburant ainsi que sur les importations de matériel et engins de pêche.

Aussi, dans le cadre de la diversification de l’économie nationale le secteur des pêches est un formidable réservoir d’emplois et un véritable rempart dans la lutte contre la pauvreté et l’exode rural. Dans le même temps, il permet d’assurer la sécurité alimentaire particulièrement en zone rurale ou le déficit en protéine animale est plus marqué.

C’est dans cette perspective que, le gouvernement de la république à travers la Direction générale des pêches et de l’aquaculture multiplie les initiatives et les stratégies d’actions pour inciter les jeunes gabonais à s’intéresser aux métiers de la pêche.

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